HISTORIQUE
1976

Débuts semi-officiels du projet 822, du nom officiel de la Renault 5 TURBO. Cette voiture doit être la publicité vivante de la Renault.

Maquette de la Renault 5 TURBO, presque définitive, a été élaborée chez le carrossier italien Bertone. Mais c'est Marc Deschamps qui en réalisa le premier dessin.



1978

Salon de l'automobile à Paris, sur le stand Renault, au milieu des différentes renault 5 trône un drôle d'engin aux ailes gonflées. C'est une brute, une Renault 5 TURBO!!!!

Ci-contre, une photo souvenir autour du premier prototype de la TURBO à Dieppe.

La Renault 5 TURBO telle qu'elle sera présentée au Salon en octobre 1978. On peut remarquer ses roues en alliage qui ne sont pas définitives.
La Renault 5 TURBO au Salon de l'automobile en octobre 1978 à Paris.
Le 23 novembre 1978, Guy Fréquelin et Gérard Larousse effectuent des essais au volant du prototype noir,sur le circuit de Ledenon. C'est le véritable début de la carrière sportive de cette voiture. Malheureusement des problèmes de boîte de vitesses perturberont la séance d'essais!
Jean Terramorsi était passionné de voitures sportives. C'est lui, le père de la Renault 5 TURBO, c'est lui qui réussit à convaincre Bernard Hannon, alors PDG de Renault, du bien-fondé de ce projet.


20 mai 1980
La production démarre officiellement dans l'usine de Dieppe. La 822 est conforme au cahier des charges élaboré un peu plus de deux ans plus tôt. Pour les besoins de l'homologation, un effort particulier est fait pour produire les 200 premiers exemplaires sans délai. Les caisses sont prélevées sur les chaînes de Flins, puis sont modifiées chez Heuliez ( passages des roues arrière, allongement de la caisse, jupe arrière, pavillon de toit en aluminium, ainsi que les deux portes, etc.) C'est par camion qu'elles arrivent a Dieppe. Là, on leur greffe leurs éléments plastiques (ailes, capot avant) et le montage peut commencer. Toutes ces Renault 5 TURBO seront commercialisées sous le millésime 1981, qui démarre comme chacun sait en juillet.

Peu d'options pour ce premier modèle cuir, radio, vitres teintées et pare brise chauffant, dont les teintes de carrosserie sont au nombre de deux: rouge grenade et bleu olympe.



Millésime 1982
Pour ce millésime on trouve un certain nombre d'évolutions, dont de nouvelles teintes de caisse et de garnissage, un pontet central de lève-vitre électrique, une nouvelle console-radio centrale,des ceintures de sécurité de la couleur du garnissage, les sangles à bagages à verrouillage rapide et des gicleurs de lave-glace bi-jets. Côté moteur, on note la suppression du clapet de décharge sur échangeur, remplacé par une sécurité coupure d'allumage. L'échangeur d'air est plus performant et quelques autres détails ont évolués. De l'extérieur on notera les pneus avant en TRX VR au lieu de HR. Enfin, et c'en est un bonheur, de nouveaux verrous 1/4 de tour remplacent les premiers beaucoup trop difficiles d'usage. L'une des principales modifications: les portes sont maintenant en tôle d'acier.


Millésime 1983
La TURBO 2 possède le garnissage intérieur de la Renault 5 Alpine Turbo, c'est à dire qu'elle abandonne le tableau de bord signé Bertone et les sièges baquets. Quand on met la TURBO 2 sur la balance, et compte tenu des portes et du pavillon en acier, elle accuse 30 kg de plus que la TURBO. Côté options, la peinture irisée est à 920F, tout comme lève-vitres électriques.


Millésime 1985
Pour des raisons d'homologations, 200 TURBO 2 ont été construites à la fin de l'année 1984. Ces voitures, dénommées 8221 (à la place du nom de code 822), avaient pour objet de faire passer la Renault 5 Maxi TURBO dans une catégorie de cylindrée qui l'autorisait à chausser des pneus plus larges. Cette série de voitures possède le pavillon en aluminium et le moteur C7K-700 mesure 1432cmˆ3. Notons que la Renault 5 TURBO n'a cessé d'évoluer : par exemple, de 1980 à 1984, pas moins de 4 faisceaux électriques. Le moteur a également fait l'objet de tout les soins.
La Renault 5 TURBO millésime 1981
La fameuse 8221 dont 200 exemplaires furent construits pour homologuer les nouveaux pneumatiques.


La Régie de Dieppe
La Régie est une marque sportive. Tout comme l'avait été la marque Renault, dont les fondateurs payèrent de leur personne leur tribut au sport automobile. La Renault 5 TURBO est l'héritière d'une lignée de voitures de compétition, à l'usage des clients de la firme, inaugurée dans l'immédiat après-guerre avec la 4 CV 1063. Cette "puce" fut suivie de la Dauphine Gordini puis 1093, avant de faire la pare belle à la Renault 8, dont le signe Gordini viendra à point nommé rehausser la jupe arrière. Après la Renault 8 Gordini, la Renault 12 Gordini sera la vedette de la Régie. Tous ces modèles sportifs avaient pour but de tirer vers le haut la gamme grand public. C'étaient les vitrines qui faisaient rêver. Quand la Renault 5 est apparue sur le marché, il était écrit que nous assisterions sous peu a une transformation sur cette base. Gordini n'étant plus là pour opérer la transformation, c'est le label Alpine qui sera apposé sur la sportive de la gamme. C'est d'ailleurs dans l'usine dieppoise que ces petites bombes seront assemblées.

 

Et on croyait en rester là! C'étaient compter sans la passion de Jean Terramorsi, sous-directeur à la direction du produit. Avec ses collaborateurs, il imagine, dés 1976, une Renault 5 super préparée, à moteur central. Le Turbo va devenir à la mode et c'est le moment d'en profiter. La Renault 5 en sera équipée. De plus, cette voiture sera élaborée au Berlex, le bureau d'étude de la Régie à Dieppe, et sera pensée avec l'Alpine A310. C'est d'ailleurs sur cette chaîne unique que les Renault 5 TURBO seront construites,en alternance avec le coupé, selon la demande.

Ci-contre, arrivée de caisses modifiées a l'usine de Dieppe en provenance de chez Heuliez.